Sous le Haut Patronage de Son Altesse Royale la Grande-Duchesse

Mali 2

Enfants de la rue, filles migrantes, enfants scolarisés : la jeunesse malienne n’échappe pas à l’exploitation sexuelle, qu’elle soit à des fins commerciales ou non. Difficile d’en déterminer l’ampleur, tant en raison de sa nature illicite que par la difficulté de cerner une population errante, en rupture sociale parfois complète et permanente. Mais comme en témoigne notre étude menée en 2013, le phénomène est bien là.

Ce projet est à présent clôturé. Vous pouvez retrouver les principales réalisations ci-dessous.

La conception du projet qui prendra le relais au 1er trimestre 2015 est en voie de finalisation. N'hésitez pas à nous contacter si vous désirez plus d'information avant la mise à jour de cette page.

Depuis 2001, ECPAT Luxembourg s’est engagé dans la lutte contre ce phénomène avec ses partenaires maliens. Voici le lien vers nos actions précédentes au Mali : Projet Mali clôturé.

PREVENTION :

  • 20 formateurs nationaux ont été formés sur l’ESEC
  • 190 acteurs de la protection de l’enfance ont bénéficié de cette formation sur l’ESEC
  • 25 professionnels des médias ont été sensibilisés à la question de l’ESEC
  • 80 logeurs et 150 employeurs des filles migrantes ont été sensibilisés à la question de l’ESEC
  • 240 participants ont été sensibilisés à la question de l’ESEC au cours de 8 ateliers à Bamako, Ségou, Sikasso, Mopti
  • 100 professionnels du tourisme (hôteliers, syndicats des transports, propriétaires de bars) ont été sensibilisés à la question de l’ESEC
  • 72 intervenants sociaux et acteurs du domaine de la protection de l’enfant ont été sensibilisés à la question de l’ESEC
  • 170 enseignants ont été sensibilisés à la question de l’ESEC ainsi que 20 écoles
  • 180 leaders communautaires ont été sensibilisés à la question de l’ESEC
  • 1080 élèves des 6 lycées de Bamako (de 14 à 18 ans) ont été formés à l’autoprotection à l’ESE/ESEC
  • 15 députés ont été sensibilisés à la question de l’ESEC
  • 1000 villageois ont été sensibilisés à la question de l’ESEC
  • 48 enfants des Parlement et Gouvernement des Enfants ont acquis des compétences d’autoprotection à l’ESE/ESEC
  • 360 enfants vulnérable et/ou en situation de prostitution dans le district de   Bamako, les villes de Kayes, Sikasso Mopti et Ségou ont été formés à l’autoprotection à l’ESE/l’ESEC
  • 240 mineurs vulnérables et/ou en situation de prostitution dans les 10 bars identifiés dans le district de Bamako ont été sensibilisés sur les conséquences physiques, psychologiques et sociales de la prostitution et/ou de leur situation de prostitution
  • 210 éducateurs pairs ont été formés à l’autoprotection à l’ESE/ESEC
  • 750 aides ménagères (filles migrantes) ont été sensibilisées à l’autoprotection à l’ESE/ l’ESEC
  • 810 vendeuses ambulantes ont été sensibilisées à l’autoprotection à l’ESE/ l’ESEC
  • 600 enfants de la rue ont été sensibilisés aux risques liés à l’ESE/ESEC au cours de 18 représentations théâtrales
  • 1000 enfants de la rue ont été sensibilisés aux risques liés à l’ESE/ESEC au cours de 6 activités culturelles

 

PROTECTION:

  • 45 enfants de la rue victimes d’ESEC ont bénéficié d’un hébergement, d’une prise en charge alimentaire, médicale et psychosociale appropriée
  • 120 filles vulnérables et/ou victimes d’ESEC ont bénéficié d’un hébergement, d’une prise en charge alimentaire médicale et psychosociale appropriée
  • 120 filles vulnérables et/ou victimes d’ESEC ont bénéficié de cartes nationales d’identité leur assurant une protection.

 

REHABILITATION:

  • 105 enfants vulnérables et /ou victimes de l’ESEC ont bénéficié d’un processus de réintégration familiale
  • 90 enfants victimes d’ESEC ont bénéficié d’une prise en charge psychothérapeutique
  • 30 enfants victimes d’ESEC ont bénéficié d’une prise en charge juridique
  • 30 enfants victimes d’ESEC ont bénéficié d’un examen médical

 

Kounadi a 16 ans. Elle est victime d’exploitation sexuelle depuis trois ans. Venue au Mali pour éviter un mariage précoce et devenir aide ménagère, elle a abouti chez une Burkinabé prostituée.  Qui lui a promis qu’elle allait gagner gros et facilement grâce à la prostitution.

 «Elle m’a dit qu’elle allait m’initier. Et la nuit elle a fait venir trois jeunes Nigérians qui m’ont ligoté, m’ont « déviergé ». Elle m’a dit d’aller me chercher des « clients » dans un bar en compagnie d’une Nigériane. Et depuis, je fais ça nuit et jour. Ma logeuse à Bamako est consciente de ce que je fais. Ce travail me permet de subvenir à mes propres besoins et d’aider ma logeuse.»

Témoignage d’une enfant en situation de rue (Rapport d’évaluation rapide de 2005 sur l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales au Mali, Kayes, Sikasso et Bamako)

Retour haut de page

De nombreux facteurs, dont la pauvreté, contribuent à l’éloignement ou à la séparation d’un enfant de sa famille. Si les raisons sont variables, les conséquences sont souvent identiques : vulnérables, ces enfants sont confrontés à des risques de violence, d’exploitation économique et d’exploitation sexuelle. C’est avec et pour ces jeunes que nous travaillons au Mali.

 

Parmi les enfants des rues, certains se trouvent dans une situation de rupture complète avec la société. Estimés à plus de 500 dans le District de Bamako, ils subissent des agressions physiques et psychologiques constantes. Vulnérables ou exploités sexuellement, ils ont besoin d’urgence d’une prise en charge dans des structures d’accueil spécialisées. Avec nos partenaires, nous assurons un service de protection, de réhabilitation et de réinsertion sociale.

 

Les filles migrantes sont elles aussi vulnérables ou exploitées sexuellement. Il s’agit d’adolescentes qui ont quitté leur village en quête d’un avenir meilleur. Ce phénomène, très répandu et généralement validé par les parents, a ses filières. Arrivées en ville, elles sont hébergées par des logeurs qu’elles rétribuent en travaillant comme aide-ménagères, vendeuses ambulantes ou serveuses. La précarité de leur statut les soumet à l’harcèlement et à l’abus sexuel. Pour certaines, le prostitution devient une stratégie de survie. Nous offrons à ces adolescentes hébergement, nourriture, soins médicaux et psychologiques.

 

Nous apportons évidement une attention particulière aux enfants dans la prostitution. Pour nouer le contact, nous travaillons avec d’anciennes victimes de la prostitution enfantine que nous formons au rôle d’éducateur. D’après les informations que nous recueillons, la majorité des cas relève d’une stratégie de survie individuelle plutôt qu’une industrie organisée. Notre priorité est donc d’assurer une prise en charge psychosociale et de prévenir le VIH/Sida. Nous proposons également un appui psychologique et juridique aux enfants qui le désirent.

Retour haut de page

Rompre le silence autour des enfants vulnérables et/ou victimes d’exploitation sexuelle (ESE) et d’exploitation sexuelle à des fins commerciales (ESEC) au Mali.

Le projet vise à réduire les risques d’ESE et d’ESEC au Mali tout en prenant en charge les victimes de ces formes d’exploitation.

 

Pour y parvenir, quatre axes sont renforcés :

·         Prévention (réduction des risques)

·         Protection (réduction des risques/prise en charge des victimes)

·         Réhabilitation (prise en charge des victimes)

·         Connaissance du phénomène (réduction des risques)

 

En termes de prévention :

·         Renforcer le niveau de compétences des principaux intervenants dans le domaine de l’enfance vulnérable sur l’ESE/ESEC

·         Sensibiliser les communautés du Mali au phénomène de l’ESE/ESEC et à ses conséquences pour les enfants

·         Fournir aux enfants les compétences nécessaires pour identifier et se protéger des risques d’ESE/ESEC

·         Mener une étude sur la situation des enfants victimes d’ESE/ESEC pour affiner les actions de prévention

 

En termes de protection :

·         Les enfants vulnérables et/ou victimes d’ESE/ESEC bénéficient d’un hébergement, de nourriture, de soins médicaux et psychosociaux appropriés ainsi que de cartes nationales d’identité leur assurant une protection.

 

En termes de réhabilitation :

·         Les enfants vulnérables et/ou victimes d’ESE/ESEC bénéficient d’une prise en charge sociale en vue de leur réintégration

·         Les enfants vulnérables et/ou victimes d’ESE/ESEC bénéficient d’une prise en charge médicale, psychothérapeutique et juridique

 

En termes de connaissance du phénomène :

·         Le Ministère de tutelle des ONG en charge de l’enfance et ses départements participent à des actions conjointes

Retour haut de page

Le Mali est un pays de 1,241.238 km² dont 60% sont des régions désertiques. Sa population est de 14,5 millions d’habitants et connaît une croissance d’environ 2,4 % par an. Le Mali reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Il est en effet classé 160èmepays en termes de Développement Humain sur les 169 mentionnés par le PNUD dans son Rapport sur le Développement Humain 2010. La situation n’a ainsi que très légèrement évolué depuis la période du précédent projet (2007-2010) qui notait le classement du Mali de 174 sur 177 (indices de 2005).

 

Quelques indicateurs sur le pays (chiffres de 2011) :

 

Population                                          15 839 500

Espérance de vie à la naissance         51,4 ans

Durée moyenne de scolarisation        1,4 an

Taux brut de scolarisation                   46,9

Taux d'alphabétisation                         26,2

Retour haut de page

Contexte: 

Selon les résultats d'une étude quantitative et qualitative que nous avons réalisée en 2013, près de 30% des enfants interrogés déclarent avoir subi une des 3 formes d'exploitation sexuelle: victimes du tourisme sexuel impliquant des enfants, victimes de traite à des fins sexuelles et victimes de prostitution. Cette dernière forme s'avère être la plus fréquente

Localisation: 

Bamako : zones de prostitution d’enfants

Ségou et Mopti : tourisme sexuel impliquant des enfants

Sikasso et Kayes : trafic d’enfants, exploitation 

Durée: 

2011 – 2014 (36 mois)

Budget: 

Sur 3 ans : 997.786,59€