Sous le Haut Patronage de Son Altesse Royale la Grande-Duchesse

Inde

l’UNICEF estime à plus de 100.000 le nombre d’enfants vivant dans les rues de Calcutta. Enfants venus de zones reculées, avec ou sans leurs parents. Enfants orphelins. Enfants pauvres et non-scolarisés. Enfants se débrouillant seuls dans la rue ou dans les gares. Ils sont très vulnérables aux vols, aux rackets, à la violence, à la dépendance aux drogues et aux risques d’exploitation économique et sexuelle (prostitution) ainsi qu’au trafic à des fins sexuelles.

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Photos utilisées à des fins d'illustration et ne représentant pas d'enfants victimes.

© copyright Groupe Développement 
© copyright ECPAT Luxembourg

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Pourquoi les enfants sont-ils en situation de rue ? Urbanisation toujours croissante et opportunités économiques limitées. Précarité économique qui pousse l’enfant à travailler dans la rue pour subvenir aux besoins du foyer. Cette précarité accentue les situations conflictuelles au sein du foyer (violence domestique, prostitution de la mère, alcoolisme) que l’enfant préfère fuir comme tout événement grave (décès, maladie).

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Réinsertion sociale et professionnelle des enfants et des adolescents en situation de rue.

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Les enfants et les adolescents accueillis dans les foyers du projet sont souvent d’une extrême instabilité donc l’objectif premier est de les stabiliser dans des centres d’accueil de nuit, de renforcer leur estime de soi, de les motiver et de les responsabiliser à travers des activités et une vie plus structurée dans des foyers. Le but du projet est la réinsertion sociale et professionnelle de l’enfant ou de l’adolescent afin que ce dernier puisse définir et réaliser pleinement son projet de vie.

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  • Activités de prévention, de protection et de sensibilisation dans la rue
  • Accueil des enfants en centres d’accueil de nuit
  • Prise en charge médicale et psychosociale en vue d’une réhabilitation au sein des foyers
  • Education et formation professionnelle* à travers les ateliers artisanaux (menuiserie-bois, boulangerie, broderie-couture, formation au métier d’esthéticienne, etc.), les kits, les stages et un système d’épargne
  • Création d’un réseau d’entreprises et d’employeurs potentiels
  • Formation des équipes à la spécificité de la prise en charge des enfants en situation de rue
  • Renforcement des partenariats avec les acteurs extérieurs (structures sociales et de santé, police, ONG etc.)
  • Cette pédagogie s’adresse aux 14 - 18 ans conformément à la législation indienne du travail qui autorise les mineurs de 14 ans et plus à travailler quelques heures par jour, les employeurs se devant de respecter une liste de travaux proscrits jusqu’à la majorité

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  • Enfants en situations de rue et/ou travailleurs
  • Enfants vulnérables au trafic et à la prostitution
  • Enfants marginalisés vivant dans les bidonvilles et les quartiers très pauvres près des grandes gares de Sealdah et d’Howrah.

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Prévention et sensibilisation
  • 404 enfants des rues ont bénéficié d’un suivi qu’il soit psychologique, médical, pédagogique, ludique, éducatif ou culturel et ont été sensibilisés de façon informelle sur les problématiques d’abus, d’exploitation sexuelle, de drogue, d’hygiène et santé, etc.
  • 224 sessions de groupe ont été organisées par les conseillers
Mobilisation et coordination
  • Un réseau regroupant 7 partenaires Santé a été établi
  • Un réseau regroupant 64 employeurs potentiels a été mis en place
Protection et réhabilitation
  • 158 enfants (dont 16 filles) vivant précédemment dans la rue sont désormais accueillis au sein des 6 foyers
  • 164 enfants de la rue ont trouvé refuge dans un abri de nuit (et 42 d’entre eux ont ensuite choisi d’intégrer un foyer d’accueil)
  • 56 enfants dans l’abri de nuit et 122 enfants vivant en foyers ont bénéficié d’un suivi psychologique individuel
  • 16 enfants vivant dans la rue ont été réintégrés dans leurs familles
Formation scolaire et professionnelle
  • 133 garçons et filles accueillis en foyer ont été scolarisés
  • 47 enfants en formation au centre de DBA bénéficient d’un enseignement des connaissances fondamentales d‘anglais et mathématiques ainsi que de cours théoriques en lien avec leur formation technique
  • 134 jeunes vulnérables ont été formés professionnellement dans un but préventif et d’insertion sociale durable
  • 21 jeunes ont trouvé un emploi en entreprise grâce à la cellule d'orientation et de placement professionnel
  • 60 jeunes filles formées en tricot ou soins esthétiques ont reçu un outil de travail pour démarrer une activité génératrice de revenus depuis chez elle.
Formation et sensibilisation
  • 8 intervenants sociaux payés par le projet ont participé à 4 ateliers de formation (Thèmes des formations : techniques ludiques d’apprentissage, lutte contre le trafic d‘enfants, formation sur l’aide médicale d’urgence à apporter aux enfants en situation de rues)
  • 8 formateurs de centre de formation ont bénéficié d’une formation technique
  • 5 ateliers ont été organisés pour les jeunes (125 participants) sur les thèmes de : « adolescence et sexualité » et « éducation globale (life skills education) »

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Accueil des enfants et des adolescents :
Un des refuges de nuit géré par le projet (à Ashalayam) ne peut accueillir que les jeunes garçons en raison des problèmes de place. Les adolescents sont référés à l’abri de nuit d’Howrah. Cependant, pour des questions de distance, il est souvent difficile de les convaincre de s’y rendre. Ce problème est l’une des priorités pour l’année prochaine du directeur de notre partenaire local Don Bosco Ashalayam (DBA). De même, il existe un refuge de nuit à Howrah pour les filles mais là encore trop loin. DBA a par conséquent mis en place une collaboration avec une autre organisation non-gouvernementale située juste derrière la gare de Sealdah qui peut accueillir les filles.
 
Mobilisation et coordination des acteurs :
Bien que le travail de rue mené par le projet soit reconnu implicitement par la Police de la gare de Sealdah, qui aide ponctuellement les éducateurs, aucune coopération active et formelle n’a pu être mise en place (comme, par exemple, entre la Police de la gare de Howrah et DBA). Cependant la police de la gare de Sealdah a organisé en mars 2008 une réunion avec toutes les organisations travaillant sur la question de l’enfance au sein de la gare, afin de coordonner leur travail, d’améliorer leur intervention et d’éviter toute duplication d’activités.
 
Prise en charge médicale des enfants en situation de rue :
L’aide médicale aux enfants en situation de rue était apportée par une clinique mobile à travers un projet avec un financement séparé. Malheureusement, ce financement s’est arrêté en avril 2008 et DBA a dû interrompre ses visites régulières dans chacun des quartiers. Pour être en mesure de continuer à venir en aide aux enfants qui en ont besoin, les éducateurs de rue ont suivi une formation d’intervention médicale de première urgence et réfèrent les cas soit aux membres du réseau de partenaires de santé soit à l’infirmerie de DBA (qu’un médecin à temps partiel visite régulièrement), en fonction de la gravité du problème.

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Bien que l'Inde soit en douzième position parmi les économies les plus puissantes du monde [1], le revenu par habitant en Inde est seulement de 2750 dollars, à comparer aux 70490 dollars au Luxembourg et aux environ 35000 en Belgique, France et Allemagne [2]. L'importance globale de l'économie indienne reflète la taille de la population de l'Inde, 1,1 milliard, plutôt que le niveau de développement du pays. 
L'Inde est un pays d’importants contrastes : à côté de l’"Inde qui brille", avec une classe moyenne qui jouit d'une forte croissance économique, vit l'autre Inde, dont la majorité de la population fait partie, n’ayant pas vraiment profité de la croissance économique de ces dernières années. 
Ainsi, l'Inde est malheureusement encore un pays très pauvre : 
- Selon des études menées par la Banque Mondiale en 2005, 41 % de la population indienne (soit 455 millions de personnes) doit survivre avec un pouvoir d'achat équivalant à 1 dollar par personne par jour et 85 % de la population (soit 938 millions d'habitants) doit survivre avec un pouvoir d'achat par personne de moins de 2 dollars par jour.   
- 43 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition, selon des statistiques officielles . Et 42% des enfants en sous-alimentation dans le monde vivent en Inde . 
- Selon les indicateurs de la faim dans le monde développés par l’organisation « Welthungerhilfe », une ONG allemande majeure, l'Inde est dans le même groupe de pays que le Cambodge, le Burkina Faso, le Zimbabwe, la Tanzanie et Haïti  . 
 
Il est important de noter que durant les années de forte croissance de revenu débutées en 2002, les indices de développement humain dans le pays ont été régulièrement en chute. L'Inde s’est retrouvée déplacée du rang de 126ème parmi les 179 nations comptabilisées au 128ème en 2007-2008 et 132ème en 2008-2009 dans le Rapport du Développement Humain du PNUD.

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[1]Classement basé sur le PIB en 2007. Source : The Economist, Pocket world in figures, édition 2010

[2]Produit intérieur brut (PIB) par habitant en dollars américains, exprimée en pouvoir d'achat par personne (PPP), Source : The Economist, Pocket world in figures, édition 2010. Les données pour le Luxembourg sont gonflées comme la méthodologie ne reflète pas correctement la contribution de la population migrante (frontaliers des pays voisins).

Contexte: 

Calcutta est un haut lieu d’immigration. Mégalopole de 13,8 millions d’habitants, 40 % de sa population a moins de 18 ans. L’Inde est aussi le plus important pays d’origine, de transit et de destination de mineurs trafiqués en Asie du Sud..

Localisation: 

Calcutta et Howrah

Durée: 

2006 - 2010